Selon deux travaux récents, il apparaît d'une part, que chez les femmes traitées il n'y a pas d'augmentation du risque d'AVC, voire un effet protecteur, à condition d'être démarré tôt, d'autre part, qu'il vaut mieux rester sous traitement jusqu'à 60 ans.
Après avoir parcouru les données de 116.430 femmes enrôlées dans la Nurses’ Health Study II suivies durant 20 ans, et exclu les patientes avec antécédents cardiaques ou d'accident vasculaire cérébral, une équipe de Harvard a constaté que 11.903 femmes avaient une endométriose diagnostiquée par laparoscopie. Comparant ces femmes aux autres femmes de cette base de données, les auteurs ont conclu à un risque d'infarctus multiplié par 1,52, un risque d'angor multiplié par 1,91 et un risque de coronaropathie nécessitant un geste invasif ou chirurgical multiplié par 1,35.
La direction générale des statistiques du service public fédéral a récemment publié et mis en ligne les causes de décès pour l'année 2012 en Belgique et les maladies cardiovasculaires occupent toujours le haut du podium.
Les relations entre traitement hormonal substitutif de la ménopause et santé cardiovasculaire ont déjà fait couler beaucoup d'encre. Pourtant, nous ne savons pas encore tout sur le sujet…
Le sujet n’est que rarement abordé en consultation et, lorsqu’il l’est, les médecins invitent souvent à une prudence exagérée.
L’athérosclérose est généralement décrite comme une maladie des sociétés d’abondance, liée à de mauvaises habitudes de vie. Pourtant, sa prévalence ne peut être attribuée qu’à 70% aux facteurs de risque classiques, comme l’hypertension, les troubles lipidiques, le tabagisme et la sédentarité. Des chercheurs ont fouillé le passé pour tenter de mieux comprendre ses conditions favorisantes.
Les adultes nés prématurés pourraient avoir un risque cardiovasculaire plus élevé que ceux nés à terme, en raison d’un rythme cardiaque élevé, d’une augmentation de la différentielle de la pression artérielle et de la plus grande variabilité tensionnelle.
L'alimentation durant le développement, et donc en corollaire celle de la mère durant la grossesse, pourrait avoir une influence sur le risque de maladie cardiovasculaire ultérieur. Telle est la conclusion à laquelle ont abouti les auteurs d'une recherche menée à l'Université de Southampton.
Pour un patient, être confronté à l'annonce d'un diagnostic de cancer est une expérience traumatisante pouvant avoir des conséquences néfastes sur la santé allant bien au-delà des effets de la maladie ou du traitement. C'est ce que révèle une étude suédoise publiée récemment dans le N Engl J Med (1).
Il a plus d’un demi-siècle, dans les années 40, le traitement médicamenteux de l’hypertension essentielle était très limité. D’aucuns se sont dès lors tournés vers une approche chirurgicale de l’affection. C’est ainsi que figure dans le numéro d’avril 1941 du «Canadian Medical Association Journal» un article intitulé «Role for Surgeons in the Problem of Essential Hypertension» (1). L’auteur y parle de son expérience, limitée puisqu’elle ne porte que sur quatre cas, de la splanchnectomie. Evoquant les principaux facteurs responsables de l’hypertension, il mentionne très clairement le système nerveux et les reins...
Gunaïkeia Vol. 30 N° 2
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