Nous présentons ici le cas d’une patiente souffrant de subfertilité primaire, chez qui la première hydrolaparoscopie transvaginale (THL) a été réalisée dans notre centre, tant à titre diagnostique que thérapeutique, avec comme avantage que l’hystéroscopie et la laparoscopie ont pu être effectuées par voie vaginale. La cavité utérine a été évaluée par hystéroscopie et une résection septale immédiate a été pratiquée. Lors de la THL, un drilling ovarien ainsi qu’un test au bleu de méthylène ont pu être réalisés.
Les troubles de la fertilité augmentent et nos produits de consommation quotidiens évoluent. Y a-t-il un lien? Un rapport? Un pont établi entre notre santé reproductive et nos produits de consommation courante, nos aliments, nos fruits, nos légumes, nos viandes, les détergents que nous utilisons dans notre maison, notre salle de bains, au travail? Published ahead of print.
Chez les femmes obèses, une diminution de poids avant un traitement pour trouble de la fertilité n’a pas d’impact sur la probabilité de grossesse.
Les agonistes analogues de la GnRH sont actuellement les seuls traitements susceptibles de préserver la fertilité des patientes soumises à une chimiothérapie. Cependant, l’efficacité de ces traitements est fort controversée...
Une patiente de 27 ans, d’origine indienne, s’est présentée à la consultation de fertilité dans le cadre d’un désir d’enfant inassouvi depuis environ deux ans... Published ahead of print.
Une étude publiée dans l’European Respiratory Journal suggère en tout cas l’existence d’une association entre les deux phénomènes. De là à établir un lien de causalité…
Une grossesse extra-utérine (GEU) est une grossesse située en dehors de la cavité utérine. La plupart des GEU sont localisées dans les trompes (70% au niveau de l’ampoule, 12% au niveau de l’isthme et 11,1% au niveau du pavillon). D’autres emplacements ont également été observés: grossesse ovarienne, interstitielle, cornuale, abdominale, cervicale et sur cicatrice de césarienne. Dans le cas présent, il est question d’une grossesse dans une corne utérine rudimentaire non communicante. Il s’agit d’une forme rare de grossesse intra-utérine qui peut être considérée comme une grossesse extra-utérine. En raison des risques importants d’un point de vue obstétrique et périnatal, il est recommandé d’interrompre ce type de grossesse. Ces grossesses sont habituellement traitées par résection chirurgicale. Le traitement médicamenteux à base de méthotrexate s’avère efficace dans le cas de grossesses extra-utérines situées à un autre endroit. Nous présentons un cas de grossesse dans une corne utérine rudimentaire non communicante, qui a pu être interrompue à l’aide d’un traitement à base de méthotrexate combiné à une résection laparoscopique.
Plus l'exposition tabagique active ou passive est forte, plus le risque d'infertilité et/ou de ménopause avant l'âge de 50 ans est élevé.
La bibliographie portant sur l’utilisation des analogues de la LHRH en adjuvant en cas de cancer du sein est extrêmement pauvre et ne permet donc pas d’affirmer l’intérêt de ce traitement. Ni de le nier, malgré les recommandations de l’ASCO et de l’ESMO en faveur d’une préservation ovarienne chez les femmes jeunes en préménopause...
Quelles chances les couples infertiles ont-ils d'avoir un enfant lorsqu'ils se lancent dans ce parcours du combattant qu'est la fécondation in vitro? Et faut-il aller au-delà de 3 ou 4 implantations en cas d’échec? A quel prix?
[Charlotte Cheruy, Anne Delbaere, Annick Delvigne, Isabelle Demeestere, Damien Detournay, Michel Dubois, Romain Imbert, Pascale Laurent, Jean-François Simon, Christine Wyns] En Belgique, le cadre législatif des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) repose essentiellement sur deux textes de loi, l’un de mai 2003 relatif à la recherche sur les embryons in vitro (Moniteur belge du 28/05/03), l’autre de juillet 2007, relatif à la procréation médicalement assistée et à la destination des embryons surnuméraires et des gamètes (loi du 06/07/2007 concernant les modalités de la pratique de la procréation médicalement assistée en Belgique, Moniteur belge du 17/07/2007)... Published ahead of print.
Une grossesse interstitielle est une grossesse ectopique située dans la portion interstitielle de la trompe à l’endroit où le myomètre et la trompe se rejoignent. La complication la plus redoutée est une rupture de l’utérus, qui peut être évitée par un diagnostic précoce. Etant donné le recours accru aux traitements de fertilité, un facteur de risque connu, une augmentation relative de toutes les grossesses ectopiques, et donc également interstitielles, est observée; un constat qui exige une certaine vigilance. Le diagnostic d’une grossesse interstitielle est posé au moyen d’une échographie, éventuellement complétée par une IRM. Le traitement peut être médicamenteux, à base de méthotrexate (MTX), ou chirurgical. Published ahead of print.
[1. MACCS Gynécologie-Obstétrique, UCL. 2. Service de Gynécologie-Obstétrique, Clinique Saint-Michel, Etterbeek] Motif de consultation: désir de grossesse et aménorrhée secondaire depuis l’arrêt de sa contraception orale il y a 5 mois. Prenait une pilule combinée (EE 0,03mg + désogestrel 0,15mg) depuis 7 ans avec laquelle les cycles étaient réguliers. Pas d’autres plaintes particulières... Published ahead of print.
[1. Centre de fertilité, service de Gynécologie-Obstétrique, UZ Leuven. 2. Service de Biologie médicale, UZ Leuven] Quelque 14% des cas d’hypofertilité féminine sont dus à une imperméabilité des trompes, principalement à la suite d’une atteinte post-infectieuse de l’épithélium tubaire. Il s’agit en majorité d’infections récidivantes ou persistantes à Chlamydia trachomatis, qui s’accompagnent de la production d’anticorps contre les protéines de choc thermique de Chlamydia, avec pour conséquence une réaction inflammatoire auto-immune et, secondairement, la formation de tissu cicatriciel au niveau de l’épithélium tubaire. Le dépistage des anticorps contre Chlamydia trachomatis peut être un premier indicateur d’une atteinte tubaire. Par la suite, la cœlioscopie diagnostique est l’examen le plus sensible pour vérifier la présence et la gravité éventuelle de l’atteinte. Par ailleurs, il est recommandé de dépister toutes les femmes qui doivent subir une exploration instrumentale de l’utérus au moyen d’une recherche d’anticorps ou, à défaut, de leur donner un traitement antibiotique prophylactique contre Chlamydia trachomatis. En l’absence d’anticorps, l’hystérosalpingographie, l’hystérosalpingosonographie de contraste ou l’hysterosalpingo-foam-sonography sont suffisantes et équivalentes pour exclure une obstruction tubaire. Published ahead of print.
La consommation tabagique concerne une personne sur 3 en âge de procréer. L’effet délétère du tabac sur la fertilité est largement documenté par des études de cohortes ou cas-témoins, corroborées par l’expérimentation toxicologique in vitro et animale. Les fumeuses ont un risque plus élevé de 54% de devoir attendre plus d’un an pour concevoir naturellement, leur risque de grossesses non évolutives est doublé, y compris si seul leur conjoint fume. L’infertilité attribuable au tabac est de 13% et l’aide à la procréation ne permet pas de contrecarrer les effets du tabac, comme en attestent les résultats diminués de moitié après une FIV. L’étiologie de cette toxicité est multifactorielle et concerne tant le gamète que l’implantation. L’atteinte de la réserve ovarienne semble être le facteur le plus important dans la limitation des résultats en PMA; il est sans aucun doute le plus grave vu son irréversibilité. L’information prodiguée par le médecin est efficace pour diminuer, voire arrêter la consommation de tabac dans la population en âge de procréer. Il est donc indispensable d’accompagner les patients dans cette voie, tant dans une démarche de prévention que dans la gestion des ressources de soins de santé.
Près de 9% des femmes sont infertiles, une proportion non négligeable d’hommes également. Outre les problèmes sociétaux et psychologiques, l'infertilité engendre aussi un très haut risque de MST (lié à l’infidélité nettement plus fréquemment rencontrée dans les couples infertiles)...
Les avancées réalisées ces dernières années dans le domaine des traitements antitumoraux ont permis une importante augmentation de la survie des enfants et des jeunes adultes atteints de cancer. Malheureusement, ces traitements peuvent compromettre leur fertilité et affecter considérablement leur qualité de vie future. La préservation de la fertilité avant le traitement devient donc une préoccupation majeure. Afin de répondre à cette demande, une collaboration étroite entre le service d’oncologie et une unité de fertilité compétente dans la prise en charge de telles patientes est indispensable. Diverses options, comme la cryopréservation de tissu ovarien ou d’ovocytes, peuvent ainsi être proposées en fonction de la pathologie, de l’âge de la patiente et du délai par rapport aux traitements.
Gunaïkeia Vol. 30 N° 2
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